Colloque international TICE Méditerrannée 2006 http://www.savoirs.essonne.fr/index.php?id=41
Ecole
Polytechnique, Palaiseau – 7 et 8 octobre 2005
Nous rappelons
au lecteur qu'il est invité à se servir du glossaire
si certains termes ci-dessous ne lui sont pas familiers
Organisé par le Conseil général de
l'Essonne en partenariat avec le Rectorat de l'académie de Versailles, ce
colloque a débouché sur une "Charte concernant l'orientation des
jeunes vers les filières et professions scientifiques" signée par
les deux parties. Le compte rendu ci-dessous concerne la première
journée du colloque.
Vendredi 7 octobre, 10h
Séance plénière d’introduction - animateur : Paul DE BREM, journaliste de Science et espace
Claudine HERMANN, professeure à l’Ecole
Polytechnique et vice-présidente de Femmes et sciences, membre du Comité
scientifique du colloque
La désaffection actuelle des jeunes
pour les sciences est d’autant plus mal venue qu’il faudra à
l’avenir de nombreux scientifiques. Un double enjeu apparaît :
mettre en valeur la grande continuité entre sciences et techniques,
s’adresser plus particulièrement aux populations en retrait -
les filles et les élèves des zones défavorisées. Ceci relève
d’une pédagogie impliquant enseignants, parents, employeurs, spécialistes
de l’information, en développant - aux côtés de la voie royale
- la flexibilité des parcours.
Frédéric SGARD, administrateur du projet
Forum mondial de la science à l’OCDE (Organisation de coopération et
de développement économique)
La désaffection des jeunes pour les
sciences concerne la plupart des pays de l’OCDE, les mathématiques et
les sciences physiques étant particulièrement touchées. La division
statistique de l’OCDE a mené sur ce sujet une étude pour mieux connaître
1-l’amplitude du déclin, 2-les raisons de cette désaffection, 3-les
moyens pour y remédier. En France, si l’amplitude du déclin est modulée
par la croissance du nombre d’étudiants étrangers en sciences, les
principales raisons de cette désaffection sont la méconnaissance des métiers
scientifiques par les jeunes, le « marché concurrentiel » qui
oppose sciences et commerce (les scientifiques n’ont pas su « vendre »
leur filière), l’incitation insuffisante auprès des filles et des
élèves des zones défavorisées à poursuivre des études scientifiques.
Quant aux solutions, elles passent par un apprentissage des sciences dès
le plus jeune âge, avec une attention toute particulière à l’âge
charnière des 15 ans.
Bernard ALAUX, directeur de Capsciences (CCSTI
de Bordeaux), président de l’AMSCTI
L’Europe aura besoin de 700000
chercheurs supplémentaires. Inciter les jeunes à se diriger vers
les sciences relève de questions d’image, de goût et de moyens.
Les images de référence doivent être véhiculées au-delà des
livres scolaires et des programmes de télévision. Le goût doit se
développer par l’expérience et les situations de découverte.
Les moyens doivent être augmentés (actuellement, pour 100€ qui
vont à la culture, 3€ vont à la culture scientifique et parmi
les projets d’établissements scolaires on ne compte que 4% de
projets scientifiques).
Gilbert PIETRYK, Inspecteur général de
l’Education nationale, Doyen du groupe des sciences physiques et
chimiques fondamentales et appliquées
Il faut développer le goût des
sciences dès le primaire et le collège, d'une part en mettant en avant la démarche
d’investigation (les enseignants doivent amener les élèves à se
poser des questions, par petits groupes, et trier les réponses pour
construire leur enseignement), d'autre part en favorisant l’approche
pluridisciplinaire (la culture humaniste et scientifique est
inscrite dans le socle des connaissances et des compétences).
Françoise SOUSSALINE, chef d’entreprise,
présidente d’IMSTAR et membre de Femmes et sciences, expose ensuite la diversité
de ce à quoi conduit une formation scientifique. Puis Anne WEBER, directrice
du Vaisseau, explique comment ce centre de sciences créé par le Conseil
général du Bas-Rhin (http://www.levaisseau.com)
participe à l’éveil scientifique des enfants.
Vendredi 7 octobre, 14h
Atelier 4 : Equipements des établissements, TICE - animateur : Robert
LE GOFF, Inspecteur d’Académie, Académie de Versailles
TICE (Technologies de l'information et
de la communication pour l'éducation), quels équipements et outils dans
les écoles, collèges, lycées, IUFM, Universités, grandes écoles…
pour permettre des expérimentations contrôlées ? Quels investissements,
salles d'expériences, plateaux techniques, moyens de documentation,
salles informatiques ? Quelles utilisations des TICE ? Quelles modalités
de formation des enseignants à l'utilisation de ces équipements ?
Comment assurer la maintenance ?
Hotman HOZMAN, consultant du cabinet
Proposition Evaluation du Plan régional d’actions
innovatrices (PRAI) de la région Réunion
L’objectif poursuivi par ce
plan d'équipement des établissements est double : sensibiliser les jeunes et les familles à
l’utilisation des TIC, permettre le développement de nouveaux
usages au sein de l’établissement. L’évaluation montre une
grande hétérogénéité des projets mis en place dans les établissements,
souligne l’effet proactif de l’opération permettant au Conseil
régional de bénéficier d’informations de terrain, dégage les
freins et les facteurs de succès (les équipements
n’ont pas réellement développé les usages par manque de moyens
humains dédiés et de compétences « pédago-techniques »).
Michel GUILLOU, adjoint du conseiller TICE
à l’Académie de Versailles Les TICE dans l’Académie
de Versailles en tant que pilotage académique d’une politique nationale
L'Académie de Versailles a déployé
15
médiapôles (maillage de centres de formation et de centres de
ressources), 24 conseillers de bassin (accompagnant les projets développés
dans les établissements), des dispositifs collectifs d’auto-assistance, 700 SLIS (serveurs Linux pour Internet
scolaire) dans les EPLE (établissements publics locaux
d’enseignement).
Jean-Michel
LECLERCQ, Direction de la technologie, sous-direction des TICE (SD-TICE),
Ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et
de la Recherche Les ENT (espaces numériques de
travail)
Les ENT sont des plates-formes accessibles en Net-service à l’échelle
d’une région. Un ENT constitue un socle d’un bon niveau
d’interopérabilité pouvant recevoir toute une palette de
services. Les ENT permettent notamment d’ouvrir l’école à la
famille, de faciliter l’accès aux ressources, … l’objectif du
Ministère est de généraliser leur déploiement en 2007-2008 (actuellement deux
généralisations sont en cours, dans les académies de Strasbourg
et de Nancy-Metz). Les ENT peuvent jouer un rôle dans le
développement du goût des jeunes pour les sciences (leurs forums se sont surtout
développés en sciences).
Jacques MADIER, Inspecteur pédagogique
régional de Sciences et techniques industrielles, Académie de Versailles Structure
d'une aide multimédia interactive
Si les équipements des collèges (à la charge des conseils
généraux) et des lycées (à la
charge des conseils régionaux) sont les moyens, ils ne permettent
pas forcément d’atteindre les objectifs fixés. La maintenance
est effectivement cruciale, les compétences de leur côté doivent
être mutualisées. Mais il est certain que l’outil informatique, prisé des jeunes,
peut améliorer leur appétence pour les sciences.
Nathalie VAN DE WIELE, Présidente d'ePrep Les
TICE au service de la pédagogie scientifique en classes préparatoires
aux grandes écoles (CPGE)
Incluse dans le cadre d’une démarche
pluridisciplinaire plaçant les TICE au service du rayonnement et du
développement des CPGE, cette opération concerne notamment les
CPGE scientifiques victimes elles aussi de la désaffection des
jeunes pour les sciences. Les TICE peuvent en effet d’une part
aider à la promotion des CPGE auprès des futurs étudiants et de
leur famille et d’autre part être initiatrices d’une pédagogie
renouvelée rendant l’enseignement en CPGE plus attractif.
L’enjeu est d’autant plus important que le taux de réussite
d’un élève de prépa pour intégrer une grande école est
aujourd’hui très élevé (on dénombre 72000 élèves de prépas
et quelque 200 grandes écoles). Pour répondre
quantitativement à ces objectifs, plusieurs expériences concrètes
ont été menées depuis 2001 par ePrep, en association avec ses
partenaires. Ces actions, rapidement décrites dans cet atelier, sont
présentées en détail sur le site Web http://www.ePrep.org.
Des projets ont également été
présentés par trois participants de l'atelier : - Métiers
Point INFO, pour une information complète sur les métiers et notamment
les métiers scientifiques (http://www.metiers.info) -
Eurotech'91, association à but non lucratif dont la démarche consiste à
établir des partenariats pour faciliter la maîtrise des nouvelles
technologies dans le but d'aider les jeunes à exploiter leur potentiels (http://www.eurotech91.fr.st) - Ordina
13, l'opération "un élève, un ordinateur portable" menée par
le Conseil général des Bouches du Rhône (http://www.ordina13.com)
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